Chen Zhen artiste purificateur.

Né en 1955 à Shanghai, originaire d’une famille de médecins, Chen Zhen développe une réflexion sur le rôle de l’artiste comme guérisseur. 1986, il intègre l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et se confronte à une culture radicalement différente. Chen Zhen ne peut échapper à sa culture chinoise. Néanmoins, toute son œuvre est marquée par la migration, le nomadisme et le croisement des cultures.Souffrant d’une maladie lente et mortelle, Chen Zhen amène à envisager sa guérison comme un «processus créatif». La manière dont il parlait de son œuvre («synergie», «virus») comme la composition de certaines de ses installations (tubes de transfusion, matériel chirurgical) croisent, tout à la fois, comme dans la médecine chinoise, une philosophie et une pratique.

Plutôt qu’une deuxième période dans sa pratique artistique, ce projet n’est que l’approfondissement de son ambition globale, consistant à comprendre et améliorer le sort des hommes sur terre.La brutalité de cette naissance artistique s’inscrit dans une réflexion sur les rapports entre l’homme, la nature et la société de consommation. L’artiste compose son univers de recherches esthétiques et philosophiques.

À l’heure de la mondialisation, Chen Zhen offre un point de vue engagé sur les relations entre l’homme et son environnement, transcendant tout à la fois ses origines chinoises et sa formation occidentale. Son ouverture d’esprit et la sensibilité de ces oeuvres lui ont valu une reconnaissance internationale.

«Ma résistance quotidienne à ma maladie m’a donné une force telle que cette expérience s’est transformée en une résistance par rapport à la création. La cure, la guérison, la thérapie, la purification et la méditation…, toutes ces dimensions quotidiennes de ma vie sont devenues mon univers dans lequel s’articule la fusion entre l’art et la vie» Chen Zhen

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